Adoption de textes sur la Sécurité

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16 février 2017

Le Parlement Européen a adopté à Strasbourg 2 textes importants en matière de sécurité le 16 février 2017 :
1/ l’actualisation de la directive sur la lutte anti-terroriste, qui harmonise notamment la réponse pénale à ce fléau, le plus en amont possible, dans tout l’espace Européen et qui améliore sensiblement l’échange d’informations judiciaires ainsi que les plateformes de coopération policière.
2/ la réforme tant réclamée du code-frontière Schengen, qui permet désormais d’établir des contrôles systématiques de toutes les entrées, y compris celles des ressortissants de l’UE, aux frontières extérieures. Ce sont des avancées majeures pour lesquelles notre groupe politique a beaucoup œuvré.

Débat en plénière sur la directive « lutte anti-terroriste », à laquelle j’apporte mon soutien:
« Le terrorisme est un mode d’action, une guerre asymétrique qui cherche, non seulement à détruire des vies, mais aussi à fracturer nos sociétés, à jouer sur les ressors émotionnels, parfois les plus sinistres, et à promouvoir une idéologie. Face à ce défi extrêmement complexe, mutant, plastique, tout autant sécuritaire que sociologique, éducatif ou politique, nous devons avoir une réponse adaptée, qui ne peut pas passer que par l’émotion, légitime, mais qui souvent nous conduit à prendre des mesures spectaculaires mais pas forcément efficaces. C’est pourquoi je salue la directive européenne discutée aujourd’hui, enrichie par le travail de ma collègue Monika Hohlmeier, qui apporte des réponses concrètes, professionnelles, concourant véritablement à l’amélioration d’un arsenal législatif harmonisé à travers toute l’Europe.

Il est tout à fait essentiel de disposer de ce socle commun pour combattre ce fléau avec les mêmes outils légaux, à partir des mêmes définitions et avec les mêmes objectifs.Il faut aussi beaucoup mieux articuler les dimensions de renseignement, de police et de justice, et ne pas les confondre. J’entends beaucoup trop de collègues dans cette assemblée faire la confusion en évoquant le nécessaire échange d’informations mais en mélangeant des données de différentes natures, entre le judiciaire, le policier et le renseignement, qui renvoient tous à des modes de recueil et à des statuts légaux et opérationnels différents.

Je sais en outre combien, avant de se coordonner et de partager l’information, il faut la collecter! Et quand on regarde les évènements tragiques dans nos différents pays, on constate que les dysfonctionnements sont bien autant dans la collecte et l’analyse des informations que dans l’échange international.

Donc oui à des plateformes européennes améliorées, comme le propose intelligemment cette directive, renforcées aux niveaux judiciaire et policier mais attention, pas de confusion et pas de superstructure bureaucratique inutile qui vienne compliquer le travail opérationnel plus que l’améliorer. »