Débat sur l’agenda européen de sécurité

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15 mars 2017

Intervention en plénière, un an après les attentats de Bruxelles, Strasbourg, mars 2017 :

« C’est le premier anniversaire des attentats de Bruxelles qui nous amène aujourd’hui à échanger sur les moyens de faire face à la menace terroriste jihadiste en Europe et je m’associe donc bien évidemment aux hommages rendus aux victimes ainsi qu’aux actions entreprises depuis un an par la Commission, dans son domaine de compétences, qui est rappelons le limité. Nous avons eu l’occasion de discuter en détail de ces mesures lors de notre dernière plénière.

Permettez-moi d’évoquer deux autres anniversaires d’attaques terroristes :

– le 11 mars 2004 à Madrid, qui reste l’attentat islamiste le plus meurtrier sur le sol européen

– en mars 2012 à Montauban et Toulouse, les exécutions de militaires français et d’enfants juifs par Mohamed Merah.

Ces actions ont maqué, historiquement, à chacune des périodes concernées, le retour du terrorisme jihadiste sur notre continent. Phénomène qui avait été mal anticipé et gravement sous-estimé. Au-delà des dispositifs concrets de lutte anti-terroriste, les capacités d’analyse stratégique et d’anticipation doivent donc être renforcées, voire créées car des lacunes graves demeurent en la matière. La menace évolue en effet rapidement, elle est extrêmement plastique dans ses modes opératoires, sa communication et ses zones cibles. Les radicalisés manipulés par l’État Islamique dans nos pays constituent bien sûr la menace immédiate et prioritaire, mais d’autres organisations gardent des capacités opérationnelles importantes (Al Qaeda) et les lignes de front vont aussi bouger et gagner des zones jusqu’alors épargnées. L’anticipation est aussi une des dimensions stratégiques d’une lutte anti-terroriste efficace. »